Un VUS qui a du style

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Si vous n’êtes pas féru de géographie, le nom de Stelvio ne vous dit peut-être rien. Les amateurs de conduite connaissent cependant ce col des Alpes italiennes comme l’un des endroits les plus spectaculaires pour tester des véhicules dynamiques. En fait, outre le col qui s’élève à plusieurs centaines de mètres au-dessus du niveau de la mer, on y retrouve une des routes les plus sinueuses de la chaîne de montagnes, avec quelque 75 virages qui se succèdent sans relâche.

Maintenant, imaginez que je vous parle d’un utilitaire sport qui emprunterait le nom de ce col unique. Cela vous situerait exactement sur son intention. Et c’est précisément ce que Alfa Romeo a fait avec son nouvel utilitaire sport qui fait tout juste son entrée en sol canadien, après une apparition récente en Europe.

Un style italien

L’Alfa Romeo Stelvio a tout ce qu’il faut pour se marier à la réputation de la firme italienne. Son design est sans reproche, et dès sa sortie dans les grands salons de l’auto de ce monde, il a attiré les regards et les coups de flash admiratifs. Car depuis son dévoilement, tous les spécialistes et les amateurs ont envie de mettre la main à son volant.

Précisons tout de suite cependant que le Stelvio n’est pas à la portée de toutes les bourses, et s’attaque directement aux Audi, BMW et Mercedes-Benz de ce monde. Son prix de départ, un peu supérieur à 52 000 $, le positionne bien dans ce créneau. Mais pour y parvenir, le style et la conduite dynamique se devaient d’être au sommet.

Dans cette optique, outre la sexy silhouette du VUS (ne me dites pas que vous n’appréciez pas le design italien, ce serait presque un sacrilège), on ramène à l’intérieur un aménagement similaire à celui de la berline Giulia. Au menu, des matériaux nobles et de grande qualité — pas question ici de similicuir par exemple — ainsi qu’une ergonomie recherchée et agréable.

Il est vrai que la multitude de boutons qui envahissent la planche de bord peuvent être désarmants au premier coup d’œil, mais on s’y habitue rapidement. Et le grand écran multifonction facilite aussi l’usage de l’ensemble des commandes. J’aime particulièrement le bouton démarrage monté au volant. Un bon mot pour les sièges à réglages multiples, et pour l’espace arrière, plus que suffisant pour les passagers, bien que moins abondant que chez la concurrence.

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Trois versions, deux moteurs

L’Alfa Romeo Stelvio s’offre aux conducteurs en trois versions, une de base, une intégrale et une plus dynamique appelée Quadrifoglio. Mais pour propulser cette star italienne, seules deux motorisations sont de rigueur : un moteur quatre cylindres 2,0 litres turbocompressé de 280 chevaux qui, jumelé avec la boîte automatique huit vitesses, est partagé avec la berline Giulia.

Et l’incontournable moteur de 505 chevaux que l’on retrouve sous le capot de la Quadrifoglio est ce qui rend le VUS encore plus dynamique et inspirant. Mais celui-ci s’avèrera considérablement plus coûteux ( le prix n’a pas encore été dévoilé, mais le voisinage des 90 000 $ est tout à fait réaliste pour ce genre de véhicule ) !

Une fois ces choses dites, c’est le dynamisme de conduite qui devrait distinguer le Stelvio de ses principaux rivaux. On le sait, la marque italienne a établi sa renommée en créant des véhicules au comportement explosif, et à la direction d’une grande précision ( ainsi que, historiquement, d’une fiabilité à vérifier, mais il semble que de ce côté, les choses se soient grandement améliorées ). Le Stelvio ne fait pas exception à la règle, puisqu’on lui a greffé des systèmes technologiques uniques pour accentuer la nervosité du véhicule.

Attention, je dis bien technologiques et pas électroniques, puisque ce sont essentiellement les modes d’assemblage qui permettent au Stelvio d’afficher un comportement sportif. Bien sûr, les assistances électroniques sont aussi de mise, mais on axe surtout sur l’abondance d’aluminium dans l’assemblage pour alléger le tout, et même par l’usage de fibre de carbone dans certaines composantes. Le résultat : un VUS léger qui enfile les virages avec grâce malgré sa taille relative.

Ajoutez à cela des palettes de changement de vitesse au volant dans les deux déclinaisons les plus haut de gamme, un bouton de démarrage inséré dans le volant copiant du même coup les plus sportives Ferrari notamment, et vous aurez une bonne idée de la personnalité que l’on a voulu donner au Stelvio.

Stylé, racé, dynamique, ne reste que le prix à évaluer pour vos besoins, mais il faut avouer que le Stelvio contribue à un retour fracassant d’Alfa Roméo en sol nord-américain !

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