Peindre en toute liberté

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Pourquoi remettre à plus tard ce que l’on peut accomplir maintenant ? C’est en quelque sorte le message que la vie a envoyé à Christine Gagnon — alias CRI — à propos de sa grande passion pour l’art. Prévoyant devenir peintre seulement au moment de sa retraite, c’est plutôt dans la jeune trentaine que cette résidente de Stoneham a réalisé son rêve. En effet, un concours de circonstances a amené la cuisiniste et entrepreneure à troquer ses instruments de travail pour les spatules et les pinceaux…

Par Malory Lepage

Dans la vingtaine, Christine occupait un emploi correspondant à ses goûts et à ses aspirations, dans l’entreprise de sa famille. Un milieu qui lui plaisait énormément ! Rien ne laissait alors présager un changement de cap éventuel. Portant un amour pour l’art depuis son plus jeune âge, elle suivait des cours de peinture libres, à titre de loisir. Lors de sa deuxième grossesse, le besoin de passer davantage de temps avec ses enfants s’est fait sentir. « J’avais envie de rester à la maison pour m’occuper de mes filles, tout en travaillant pour mon conjoint. » Faisant confiance à la vie, elle suivit son instinct et vendit ses parts de l’entreprise.

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L’éclosion d’un rêve
Constatant les circonstances favorables à l’épanouissement de son grand potentiel, une amie lui demanda : « Qu’est-ce que tu attends pour accomplir ce que tu aimes le plus au monde ? ». Surprise par cette question, Christine réalisa qu’elle attendait simplement « que cela arrive ». Son amie lui lança alors le défi de participer au symposium auquel elle allait elle-même exposer dans quelques mois. « Je n’ai pas dormi de la nuit ! », admet-elle en riant. Acceptant le pari, elle s’est donc préparée à ce grand événement, le premier de sa carrière d’artiste qui, sans qu’elle ne le réalise, venait officiellement de prendre son envol.

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Le meilleur des deux mondes
Depuis cette exposition, CRI enchaîne les créations et les événements, tout en exauçant son souhait de rester près de sa petite famille. Elle a d’ailleurs affiché ses œuvres à la Galerie Zen, et a tenu son propre vernissage, l’automne dernier. Pour elle, le processus artistique est grandement libérateur. « Lorsque je peins, c’est comme si je faisais du ménage dans ma tête », illustre-t-elle. Elle n’hésite d’ailleurs pas à entamer plusieurs toiles à la fois, lui permettant de coucher toutes les idées et les émotions qui l’inondent. Ses filles — âgées de trois et six ans — se joignent parfois à elle, attirées par la passion de leur maman. Christine raconte que la plus jeune des deux a manifesté des signes d’intérêt très tôt : « Elle ne marchait pas encore, qu’elle prenait déjà les pinceaux et mimait l’action de mélanger les couleurs, ainsi que le mouvement de peindre ! ». Chose certaine, elles disposent d’une mentore de choix pour apprendre et grandir dans ce mode d’expression !

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Au cours des prochaines années, CRI souhaite créer davantage et envisage de retourner en galerie. Elle entend également poursuivre sa collection d’art destiné aux enfants, des toiles accessibles et originales. « J’ai commencé à concevoir des œuvres avec de la texture, qui sortent du cadre habituel et qui durent dans le temps ». Guidée par son positivisme et suivant toujours son intuition, elle peint librement, sans s’imposer de barèmes ni de limites. L’engouement croissant pour ses toiles lui confirme son choix d’avoir poursuivi son rêve, 20 ans plus tôt qu’elle ne l’aurait imaginé !

Pour suivre CRI :

Facebook.com/Christinegagnonartistepeintre

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À propos de l’auteur

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À l’affût des dernières nouvelles et tendances de tous horizons, Malory se fascine pour la communication et l’univers médiatique. C’est d’ailleurs dans ce domaine qu’elle a fait ses études universitaires. En plus des Éditions Platine, pour qui elle travaille depuis 2013, elle compte notamment TVA et TéléMag à sa feuille de route. Les défis constituent sans contredit son principal carburant.