Le cidre québécois, une histoire pétillante

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Saviez-vous que pendant 50 ans, le cidre était illégal au Québec ? Et que le cidre de glace est un produit unique de notre Belle Province ? Que d’anecdotes croquantes, pour cet alcool qui goûte l’automne !

Par Patrice Plantealias Monsieur Cocktail

Photo : Annie Ferland

Photo : Annie Ferland

Le cidre, fait à partir de jus de pomme fermenté, est consommé depuis l’Antiquité par les Grecs, les Romains et les Gaulois. Les Basques en étaient friands et ont partagé leur savoir alcoolique avec les Normands et les
Bretons durant le Moyen-Âge. Ce sont les premiers colons qui ont apporté en Nouvelle-France des plants de pommiers et la méthode pour fabriquer du cidre. On rapporte que le premier verger et la première cidrerie au Québec, sur les flancs du mont Royal, étaient l’œuvre des Pères Sulpiciens, vers 1650.

En 1921, lorsqu’est créée la Commission des liqueurs (l’ancêtre de la SAQ), le cidre est curieusement oublié de la loi qui met fin à la prohibition. Ainsi, jusqu’en 1970, la production de cidre était illégale… ce qui n’empêchait pas plusieurs Québécois de s’en faire une petite production « personnelle » !

Une fois le cidre légalement de retour, il faudra attendre les années 1980 et la fondation de deux cidreries de renom pour que cet alcool regagne peu à peu ses lettres de noblesse. Michel Jodoin, pomiculteur de quatrième génération, et Robert Demoy, œnologue breton, sont parmi les premiers Québécois à obtenir un permis de fabrication artisanale. C’est d’ailleurs à Demoy, qui a fondé la Cidrerie du Minot à Hemmingford, que l’on doit l’invention du mot « cidriculteur ».

Trente ans plus tard, le cidre continue sur sa lancée ! Qu’il soit léger (jusqu’à 7 % d’alcool), fort (de 7 à 13 %), aromatisé (cidre léger auquel on ajoute des fruits ou des aromates), apéritif (de 15 à 20 % d’alcool) ou de glace (à partir de moût gelé ou de pommes gelées sur l’arbre) qu’il soit tranquille ou pétillant, il trouve facilement sa place dans le verre. Il suit toujours les mêmes étapes : récolte des pommes, broyage, pressurage pour extraire le jus, et enfin, fermentation, grâce à des levures qui transforment les sucres en alcool. Au Québec, les plus grandes régions productrices sont les Cantons-de-l’Est, la Montérégie et les Laurentides.

Les cidreries québécoises font preuve de beaucoup de créativité dans l’invention de nouveaux produits. Le dernier en date : le Rouge Gorge du Domaine Lafrance, un vermouth de cidre fait à partir de cidre et d’eau-de-vie de pommes. Un apéritif unique qui donnera le ton à votre soirée, parole de mixologue !

monsieur-cocktail.com

RHUM AU BEURRE

ingrédients
1 oz (30 ml) de rhum épicé québécois Chic Choc
0,25 oz (8 ml) de crème de cassis Monna & Filles
3 oz (90 ml) de cidre du Québec
2 c. à thé (10 ml) de miel du Québec
1 c. à thé (5 ml) de beurre non salé tempéré
Muscade moulue, pour décorer

Méthode

  • Dans une casserole, faire chauffer le cidre à feu moyen-doux.
  • Réchauffer une tasse avec de l’eau bouillante, puis jeter au moment
    de servir.
  • Ajouter tous les ingrédients dans
    la tasse chaude, sauf le beurre,
    et bien mélanger.
  • Ajouter la noix de beurre.
  • Terminer avec une pincée de muscade moulue, ou décorer d’un nuage de mousse de lait.

 

 

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